Focus sur la rhizarthrose ou arthrose du pouce

Vous souffrez de rhizarthrose ? Découvrez comment soulager la douleur

 

Si l’arthrose est une maladie connue de tous aujourd’hui, ce n’est pas forcément le cas de la rhizarthrose. Pourtant, cette maladie articulaire de la main est très répandue chez les personnes âgées, en particulier chez les femmes. Ainsi, 38 % des femmes de plus de 75 ans seraient atteintes de rhizarthrose en France (1) .

Comment se manifeste la maladie et comment la reconnaître ? Et surtout, comment la soulager ? Découvrez dans cet article ce qu’on appelle rhizarthrose, et les traitements existants pour lutter contre la douleur et ses conséquences.

arthrose du pouce

Qu'est-ce que la rhizarthrose ?

La rhizarthrose : dénomination médicale de l’arthrose du pouce

Maladie courante des articulations, l'arthrose toucherait entre 9 et 10 millions de français, soit 17 % de la population en France (2) . Cette maladie articulaire peut toucher toutes les parties du corps, de la tête (ou plus précisément le cou) aux pieds (jusqu’aux orteils).

Parmi les articulations les plus touchées par l'arthrose figurent celles de la main, des vertèbres cervicales, du genou et de la hanche (3) . Au niveau des doigts, l'articulation située à la base du pouce (dite trapézo-métacarpienne) est la plus fréquemment concernée par ce type d'atteinte (4) : c’est ce qu’on appelle la rhizarthrose.


Comment expliquer la rhizarthrose ?

Les causes de la rhizarthrose sont incertaines. Mais les recherches et la prédominance de femmes de plus de 50 ans parmi les victimes de la maladie font supposer une origine due à un mécanisme hormonal (4). Ainsi, 25 % des femmes ménopausées en seraient atteintes (5). 

Quels sont les symptômes de la maladie et son évolution ? 

La rhizarthrose se manifeste par des douleurs chroniques, une mobilité réduite et une perte de force dans les mouvements impliquant le pouce (4). Ce qui peut s'avérer invalidant dans la vie de tous les jours tant le pouce est mobilisé dans les gestes du quotidien.

Ouvrir un bocal, éplucher des légumes ou tenir une brosse à dents peut alors s’avérer compliqué, voire impossible si vous souffrez de rhizarthrose. A la longue, la maladie peut aussi provoquer une déformation disgracieuse de l'articulation, en forme de Z ou en X (4).

Si la rhizarthrose n’est pas une maladie grave, elle peut donc devenir pénalisante au quotidien, à cause de la perte de mobilité et des douleurs qu’elle engendre (6) .

Quels sont les traitements existants contre la rhizarthrose ?

L'arthrose est une maladie articulaire dégénérative que l'on ne sait pas guérir aujourd'hui, et ce, quelles que soient les articulations touchées.

À défaut de guérison, la prise en charge de la rhizarthrose consiste donc à améliorer le quotidien des personnes atteintes par la maladie, c’est-à-dire :
•    préserver leurs capacités de préhension, c’est-à-dire leur faculté à saisir des objets à l’aide du pouce ;
•    stabiliser l’articulation trapézo-métacarpienne afin de la mettre en repos et ainsi la ménager ;
•    soulager la douleur (4).

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Comment soulager la rhizarthrose ?

Pour lutter contre la douleur ressentie au niveau de l'articulation du pouce en cas de rhizarthrose, le médecin peut vous prescrire des antalgiques ou anti-inflammatoires (7,8).

Différentes orthèses du pouce existent également pour mettre l'articulation au repos et vous soulager en cas de poussée inflammatoire. Les orthèses Manugib® Rhizarthrose de Gibaud® ont été spécialement conçues pour s’accommoder aux divers profils des victimes de la maladie.

Selon les cas, une orthèse peut être portée en journée pour préserver votre capacité à prendre des objets en cas de douleur invalidante. Le port d’une orthèse de pouce peut également être préconisé de nuit pour réduire les douleurs nocturnes (7,8).

Le traitement chirurgical étant complexe, il n'est envisagé qu'en dernier ressort (7,8).

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Source : 

1.    Haara et al. (2004). Osteoarthritis in the carpometacarpal joint of the thumb: prevalence and associations with disability and mortality. JBJS, 86 (7), 1452-1457.

2.    Direction Générale de la Santé en collaboration avec l’INSERM, Rapport du GTNDO, Analyse des connaissances disponibles sur des problèmes de santé sélectionnés, leurs déterminants, et les stratégies de santé publique Définition d’objectifs. Président : Abenhaim L., Rapporteur : Le Gales C. Mise à jour Mars 2003.

3.    Richette (2005). Arthrose. La Revue du praticien (Paris), 55 (17), 1933-1942.

4.    Berrut. Arthrose de la base du pouce (rhizarthrose) du sujet âgé. Ger Psychol Neuropsychiatr Vieil 2014 ; 12 (4) : 361-70 doi:10.1684/ pnv.2014.0511

5.    Armstrong et al. (1994). The prevalence of degenerative arthritis of the base of the thumb in post-menopausal women. Journal of hand surgery, 19(3), 340-341. 

6.    Breville et al. (2015). Le fardeau de l’arthrose. Les cahiers de l’année gérontologique, 7 (2), 45-51.

7.    Battu et al. (2016) Pathologies du poignet et de la main : orthèses et immobilisation scapulo-claviculaire. Actualités pharmaceutiques – n° 558 – septembre 2016 – Pages 51-54.

8.    Chevalier et al. (2012). Rhizarthrose. Revue du Rhumatisme Monographies. 79. 110–115. 10.1016/j.monrhu.2011.11.010.

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